La peur des chiens

Quand on possède un chien, on se rend compte que beaucoup de gens ont peur des chiens. Cette crainte peut parfois être fondée, d’autres fois elle est complètement irrationnelle. Voici quelques exemples de causes expliquant cette phobie des chiens, et d’attitudes pour permettre aux propriétaires de chiens de rassurer les craintifs.

Les causes de la peur des chiens

Il y a trois principaux facteurs sur lesquels peut se fonder la phobie des chiens :

  • La méconnaissance est la raison la plus fréquente. C’est notamment ce qui explique le plus souvent que les enfants aient peur des chiens, mais cela concerne aussi certains adultes. On a peur de ce qu’on ne connaît pas, ou de ce qu’on connaît mal. On ne sait pas ce qui motive le chien, comment il fonctionne, ce qu’il veut, ce qu’il peut faire. Dans le doute, on s’attend au pire.
  • La mauvaise expérience est également une raison récurrente de cette crainte du chien. On s’est déjà fait mordre par un chien, ou tout simplement on a côtoyé des chiens agressifs et intimidants. C’est le cas notamment chez des personnes issues de quartiers sensibles, pour qui le chien est assimilé à un molosse, un chien de garde, voire un chien de combat.
  • Enfin, on peut également avoir un crainte raisonnée et fondée. On connaît les chiens, on reconnaît certaines attitudes qui vont de pair avec un comportement agressif. On voit venir un chien dans une posture menaçante puis se figer. On a soi-même un chien et on sait qu’il risque de se battre avec certains autres individus. Mais il ne s’agit pas vraiment de peur des chiens à proprement parler dans ces cas de figure, plutôt de peur d’un chien en particulier, ou d’un comportement. C’est une crainte saine qui peut éviter certains soucis, et pas une phobie.

Rassurer les personnes qui ont peur des chiens

La plus évidente et simple des solutions, c’est de ne pas laisser son chien s’approcher des personnes qui en ont peur. Oui mais voilà, ce n’est pas marqué sur leur front, et c’est parfois au moment où le chien est à côté de la personne que l’on s’en rend compte… Alors comment prévenir, et parfois guérir cette peur des chiens ?

  • Les enfants
    Mazout côtoie régulièrement mes neveux et nièces. Certains d’entre eux ont eu peur de lui quand ils étaient plus petits, d’autres non, même au sein de la même fratrie. Ce que je déconseille, c’est de vouloir trop pousser un enfant à faire connaissance avec le chien. Si le petit fait la grimace en voyant le chien, il y a fort à parier qu’il se mette à pleurer si on les met en contact trop proche. Le mieux, c’est de rassurer verbalement l’enfant, de lui dire que le chien est gentil, et de lui montrer qu’il obéit, par exemple en le faisant asseoir à une distance respectable. Ensuite… on laisse faire. Le chien va faire sa vie, l’enfant aussi, ils vont parfois se croiser, au début l’enfant aura un mouvement de recul lors de ces rencontres, et puis… cela passera. On pourra finalement assister à des scènes adorables, avec le chien couché sur le ventre et les enfants le caressant…
    Enfin évidemment tout dépend du chien ! Si le vôtre est dominant, jaloux, et du genre à grogner si vous lui prenez sa gamelle pendant qu’il mange, il est évident que vous éviterez de mettre un enfant au milieu de ces situations. Mazout est une crème à ce niveau, c’est pour cela que par exemple je peux laisser les enfants lui tourner autour pendant qu’il prend son repas.
    Dans la rue, on croise souvent des tout petits, parfois plus petits que le chien. Dans un premier temps, quand Mazout était jeune et fougueux, je l’ai soit mis en laisse en voyant que nous allions passer près d’un petit enfant, soit fait rester aux pieds, afin qu’il ne soit pas tenté d’aller lui lécher la figure ; je suis tentée de penser qu’il considérait les enfants comme des chiots, à qui il voulait absolument dire bonjour… Maintenant, il sait qu’il n’a pas le droit d’aller voir un enfant qu’il croise, sauf si l’enfant l’appelle évidemment. C’est d’autant plus important que c’est avec ce genre de situation que l’on provoque la peur des chiens chez un enfant : le chien ne lui a rien fait, mais le premier contact a été traumatisant, ça y est, l’enfant a peur des chiens, bravo…
  • Les adultes :
    Mazout a tendance régulièrement à se comporter avec un passant comme avec un ami. Il file parfois vers un inconnu en remuant de la queue et va lui faire la fête. Moi, ça me fait rire ; le passant parfois aussi ; et d’autres fois pas du tout… Si je vois la personne se figer, je lui dit déjà « Ne vous inquiétez pas, il veut jouer », puis je file récupérer mon chien et je m’excuse. En effet, si on commence par courir après son chien, la personne a encore plus peur car elle est confortée dans l’idée qu’il y a bien un danger.

Quelques perles

Certaines attitudes éducatives des parents qui transmettent à leurs enfants leur amour ou leur peur des chiens ne me laissent pas insensible, que ce soit positivement ou négativement, et parfois les deux à la fois.

  • « N’aie pas peur, c’est un labrador » : euh, alors oui c’est un labrador, et en l’occurrence oui, il est super gentil comme une grosse peluche, mais à ma connaissance il peut exister des labradors cons (je ne pense pas que certaines espèces en soient dépourvues malheureusement).
  • « Attention, le chien ! » (sur un ton hystérique en tirant l’enfant par le bras violemment alors que le chien ne les a même pas vu) : vous voulez transmettre votre phobie irrationnelle à votre enfant ? Bravo, vous êtes sur la bonne voie.
  • « On va demander à sa maîtresse si on peut le caresser » : je vous aime !!! Bien sûr que vous pouvez le caresser, viens Mazout, et fais dou-ce-ment !
  • « Oui c’est un chien comme Choupette tu peux jouer avec lui » : alors je ne sais pas si Choupette est un chien empaillé, mais j’ai beau avoir confiance en mon chien, voir un enfant de 1 an lui tendre des brindilles de 2 centimètres de long, ça me rassure moyennement, donc reprenez votre enfant svp, merci, et soyez contents d’être tombés sur mon chien, un autre lui aurait peut-être croqué un doigt…

Pour conclure cet article interminable (il y a tant à dire sur ce sujet), je dirais ceci : que vous soyez victime de la peur des chiens ou que vous soyez le maître d’un chien, soyez rationnel et mesuré. N’abusez pas de votre peur ni de votre assurance. Vous avez peur ? rappelez vous qu’un chien n’est pas forcément un tueur, et s’il vient vers vous en remuant la queue, il veut sans doute jouer. Vous avez un chien ? concevez que l’on puisse en avoir peur quand on ne le connaît pas, ne le laissez pas faire n’importe quoi.

Une réponse à “La peur des chiens”

  1. Skyleana dit :

    Bonjour,
    Je suis une adolescente de 15 et aussi loin que je m’en souvienne j’ai toujours eut peur des chiens. Je vis dans une ville très boisée et avec beaucoup de parcs. Dans la plupart les chiens sont autorisés. Je n’ose plus sortie de peur d’en croiser. Je sais que ma peur est irrationnelle et j’essaye vraiment de m’améliorer. Mon meilleur ami a un chien (un beauceron) et avec lui ça passe. J’aimerai seulement que les propriétaires des chiens comprennent que certaines personnes ont peur et que ce n’est pas en disant « il est gentil » ou « il n’a jamais mordu personne » que ça va forcément rassurer quelqu’un.

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